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L'histoire d'Armeville

Saint-Etienne rebaptisée Armeville pendant la Révolution
La ville de Saint-Étienne était réputée dès le Moyen Âge pour son artisanat de coutellerie. Près de 80 moulins produisaient des armes de guerre ou de chasse. Mais l’armurerie se développa vraiment qu’au XVIème siècle sous la férule de
Georges Virgile, ingénieur languedocien détaché à Saint-Etienne par François 1er, soucieux de contrôler l’armement de ses troupes.

Symbole de la fabrication des armes dites règlementaires, la Manufacture Royale d'Armes
fut érigée en 1764, avec l’approbation du roi ,sous la direction de M. de Montbéliard qui était inspecteur de la Manufacture de Charleville. La manufacture obtient le titre de "manufacture royale" qui lui permit d’être le fournisseur officiel
des troupes françaises et étrangères.

Dès le début de la Révolution, la fabrication des armes prit une extension telle qu'on chercha par tout moyen à accélérer les fabrications. Saint Étienne est reconnue comme commune d'armes
.
Elle est surnommée Armeville
par le régime de la Convention (le 2 novembre 1793), elle conservera cette appellation transformée rapidement en « Commune d’armes » puis en « armes Commune » jusqu’en 1795.

La capacité de production, insuffisante face aux commandes du Second Empire, les entrepreneurs de la manufacture décidèrent alors la construction d'une nouvelle usine moderne
utilisant l’énergie des machines à vapeur. Les premiers bâtiments furent construits en 1864 avec l'édification de la grande usine de 155 mètres sur 130 et d’un réservoir pouvant contenir 12 450 m3. En 1894, la Manufacture devient un établissement d'État dirigé par le Ministère de la guerre.
En 1963
la fabrication se diversifia vers 3 secteurs d’activités : du matériel pour l'équipement des blindés (tourelles de véhicules blindés) ; la production d’armes antichars (lances roquettes, grenades et éléments de missiles); et enfin du matériel de protection
(matériel de détection, et de décontamination nucléaire et chimique).
En 1989, GIAT industries reprend les rênes de la manufacture.
Dès lors la baisse permanente des commandes entraîna une diminution des effectifs passant de plus de 11 000 en 1940 à 2 200 en 1981.

En 2000 la Manufacture d'armes de Saint-Étienne ferma définitivement ses portes.
Avec le départ de Giat, le site de 12 hectares est reconvertie en différents projets :
•
Sur la partie sud la construction de plus de 300 logements résidentiels.
• Sur la partie centrale est reconvertie en Cité du Design
• La partie nord est affectée à un centre de recherche et d'enseignement dans le domaine de l’optique vision.


Encore aujourd’hui reconnue comme
la référence française des armes de chasse et des fusils, l’armurerie traditionnelle stéphanoise compte encore une vingtaine d’établissements artisanaux et industriels et conserve le seul établissement de référence en matière de formation aux métiers de l’arme (le lycée Benoît Fourneyron).

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